Cet article présente les grandes étapes de l’élaboration de la bière avec quelques photos en guise d’illustration. Après une brève introduction des différents types de bières à savoir de fermentation basse, fermentation haute et fermentation spontanée, nous nous limitons aux bières à fermentation haute de type ale, porter, stout, …
Avec la présentation des principaux ingrédients (eau, malt, houblon, levure), puis des différentes étapes (maltage, brassage, fermentation, garde), vous constaterez par vous-même que si le processus prend un certain temps, comptez une journée sans stress, une bière artisanale de qualité est à portée de tout amateur…
La fermentation permet de distinguer plusieurs grandes familles. La fermentation basse donne notamment les lagers et les pils ; la fermentation haute, les ales, porters et stouts. Les températures dépendent des levures et du style recherché. Ces familles existent aussi bien chez les brasseurs artisanaux que dans l’industrie. La fermentation spontanée fait intervenir les micro-organismes de l’environnement de la brasserie ; le lambic en est un exemple.
Trêve de théorie, commençons par les ingrédients. Savez-vous qu’une bière (compter 25 cl) se compose de très peu d’ingrédients: beaucoup d’eau (plus de 90%), des céréales, principalement de l’orge maltée (quelques dizaines grammes), du houblon (quelques grammes) pour l’amertume, les arômes et la conservation, et enfin, la plus petite partie (quelques dixièmes de grammes), mais la plus importante, celle qui va faire le travail de transformation du sucre en alcool, la levure. Car n’oublions pas, si le brasseur élabore le moût, ce sont bien les levures qui font la bière !
Les quatre étapes sont le maltage, le brassage, la fermentation et la garde. Abordons cela plus en détails.
Le maltage prépare les céréales, le plus souvent l’orge, pour le brassage. Les grains sont humidifiés puis mis à germer : les enzymes nécessaires à la transformation de l’amidon se développent. Le séchage, ou touraillage, interrompt la germination. Les radicelles sont ensuite retirées. Selon les températures et les procédés employés, on obtient des malts plus ou moins colorés, avec des arômes allant du pain aux notes grillées ou de café. Lors de l’empâtage, les enzymes transformeront l’amidon en sucres, dont une partie sera fermentescible.
Lors de la fermentation, grâce aux micro-organismes que sont les levures, les sucres sont transformés en alcool et gaz carbonique (CO2) avec dégagement de chaleur. Cette activité se voit aisément avec les bulles dans le barboteur qui permet au CO2 de s’échapper tout en empêchant l’intrusion d’éléments indésirables dans la bière. Les levures consomment les sucres fermentescibles ; une partie des sucres et des dextrines demeure dans la bière. La durée de fermentation dépend notamment des levures, du moût et de la température.
Après le soutirage puis la mise en bouteille ou en fût, c’est la garde. Durant cette dernière étape, la bière mûrit pendant plusieurs semaines et parfait son bouquet.
Repères de brassage relus en octobre 2026 : introduction à la bière, WSET.











